Cesaria Evora
Il y a des visages pas vraiment beaux mais qui nous charment. Il y a des corps qui ne correspondent pas aux critères de beauté actuels mais qui ne nous laissent pas pour autant indifférents. Cesaria Evora, n'est pas vraiment belle, pas vraiment athlétique, pas vraiment jeune et pourtant son regard est touchant. Elle porte sur son corps, tous les stigmates des désillusions et des désillusions, de la misère et de la richesse, de la tristesse et de la joie. Elle représente à elle seule l'humilité.
Fille d'une cuisinière et d'un joueur de caquinho, de guitare et de violon, Cesaria Evora perd son père à 7 ans. Elle est ensuite confiée à sa grand-mère, puis aux religieuses. Très tôt, elle commence à chanter sur la grande place de Mindelo au Cap Vert, accompagnée de son frère au saxophone. Sa réputation de chanteuse s'étend tout juste aux îles voisines. Ses premiers tentatives de carrières internationales se résolvent par des échecs ; les deux titres envoyés au Portugal ne conquièrent pas les faveurs du public. Les tourments de son pays, et les échecs accumulés la plonge alors dans une grave dépression. Elle renonce au chant pendant près de 10 ans.
Sa rencontre avec son mentor, José Da Silva bouleverse sa vie. Ce dernier, convaincu de son talent va la révéler au monde entier. Ses difficultés et ses douleurs ont fait de Cesaria Evora une diva au pieds nus.
Cesaria accumule alors les succès et les tournées dans le monde entier. Trois ans après « Rogamar », la chanteuse capverdienne revient avec « Nha Sentimento », un album à la fois grave et léger. Réalisé par Nando Andrade et produit par José da Silva, « Nha Sentimento » porte en lui des émotions profondes, souvent graves dans leurs thèmes, où la joie de vivre l’emporte souvent sur le chagrin, le regret et le désir.
Source : www.cesaria-evora.com
